Notre-Dame de Rigny en 1974-1975

Restauration

Histoire contemporaine

Pendant la seconde guerre mondiale, le docteur Marc Jacquet, président de l’association pendant 33 ans, était adolescent. Depuis Azay-le-Rideau, parcourir la forêt de Chinon était un des rares loisirs de l’époque. Il en connaissait toutes les richesses  et parmi elles, il avait découvert une vieille église abandonnée au creux d’un vallon : Notre-Dame de Rigny.

Devenu conseiller général du canton d’Azay-le-Rideau, il constatait avec tristesse la dégradation continue de cette église si imposante dans un lieu pratiquement inhabité, à laquelle personne ne semblait vouloir vraiment s’intéresser bien qu’elle soit classée monument historique depuis 1930. Quelques amis déploraient également cette situation. Ensemble, ils décidèrent de faire campagne en faveur de sa sauvegarde.

Nous sommes en 1982. La Touraine se prépare à célébrer le 500ème anniversaire de la mort de Louis XI. Ce groupe d’amis dont le professeur Pierre Leveel, historien bien connu des tourangeaux, réunis en association, saisissent cette opportunité pour sensibiliser l’opinion publique et les responsables locaux sur le sort de Notre-Dame de Rigny, église que Louis XI affectionnait particulièrement quand il venait chasser en forêt de Chinon.

Finalement, ils achètent l’église le 1er janvier 1983, pour un franc symbolique, à M. Casimir de Blacas d’Aups, propriétaire du château d’Ussé et de l’église devenue propriété des châtelains d’Ussé en 1864 lorsque Mme de La Rochejaquelein l’avait reçue de la commune en échange d’un terrain destiné au niveau cimetière.

 

Depuis 1983, l’Association du Parc Forestier de Teillay (devenue depuis  « Association Notre Dame de Rigny ») a réalisé des travaux d’ « extrême urgence » : contreforts de soutènement et étayage de la voûte de la nef, ainsi que la protection du clocher.

 


Nef étayée.

Clocher aujourd’hui fermé au nord-est.


Fin 2003, une première tranche de travaux concernant la réfection du chœur et de la croisée du transept est enfin approuvée. Le 27 février 2004, une première réunion de chantier rassemble l’architecte en chef des monuments historiques, les entrepreneurs désignés et le Dr Jacquet, représentant l’association propriétaire. Fin mars 2004, les premiers travaux commencent.


2005 : d’autres travaux de préservation immédiate : réfection de la charpente et de la couverture du transept sud, pose de gouttières et de descentes autour de tout l’édifice, sont ensuite réalisés.



Le toit du transept sud avant et après restauration.


Intérieur du transept sud : réfection du sol et de la baie sud.


Grande baie du chœur avant et après restauration.

En 2007 et 2008, l’obtention de subventions supplémentaires a permis de réaliser la rénovation de la totalité des ouvertures du chœur et des transepts (pose de nouveaux vitraux comprise).


A partir de 2009, l’association doit renoncer à la poursuite de grands travaux de restauration du fait de l’arrêt des subventions du Conseil général d’Indre-et-Loire. Cependant, grâce aux dons de généreux amis, l’église devient petit à petit plus accueillante.


En 2010, la porte d’entrée principale, détériorée et condamnée depuis des décennies, est remplacée par une nouvelle porte en chêne réalisée par un artisan local qui a su réintégrer les ferrures d’origine.



Remplacement de la porte occidentale.

En 2011, une scène est aménagée dans le chœur. La qualité des concerts s’en trouve améliorée.


En 2012 et 2013, des travaux électriques de mise en conformité sont réalisés ainsi que l’aménagement de l’entrée du couloir central par l’ouest et la création d’une allée gravillonnée devant la petite porte  nord qui facilite l’accès des personnes à mobilité réduite.


Par ailleurs, une baie partiellement obturée de la nef, côté sud,  est pourvue de vitraux losangés.

 

En 2014, Notre-Dame de Rigny termine la restauration des baies commencée en 2007, 2008, et 2013. Ce sont 7 baies totalement ou partiellement obturées qui sont pourvues de vitraux losangés sur le pourtour de la nef.


Baies sud, ouest, nord avant restauration.


Les mêmes baies après restauration. 

En 2014, les travaux suivants ont également été réalisés :

 

- réfection du dallage de la croisée (pour moitié) avec travaux électriques de passage de câbles dans le sol,

- raccordement des eaux pluviales au drainage existant,

- pose de témoins, vérification de l’étaiement,

- pose d’un troisième piézomètre,

- modification de l’ouverture de la crypte,

- remplacement d’ardoises de la toiture et des glacis des contreforts (cassées ou disparues).

 

En mars 2015, la réfection du dallage du transept nord, à l’identique de celui du transept sud, est réalisée.

De janvier à avril 2017, le dégagement, la consolidation et la restauration des peintures murales du transept sud est effectuée.

 

A l'horizon 2018, l'association espère commencer la restauration de la nef par des travaux de confortement, de restauration de la couverture, de la charpente et des parements extérieurs.

Les partenaires de la restauration de Notre-Dame de Rigny

Les gros travaux réalisés jusqu’en 2009 et la restauration des peintures murales du transept sud en 2017 ont été aidés par le Conseil départemental d’Indre-et-Loire.

 

La DRAC Centre-Val de Loire abonde le financement des travaux dont l’association doit acquitter au préalable la totalité du règlement.

 

La commune de Rigny-Ussé n’accorde pas de subvention mais entretient les abords de l’église. D’importants travaux de voirie ont été effectués en 2011 (buses au niveau du ruisseau au nord-est de l’église).

 

Début 2017, le Comité des fêtes de RIGNY-USSÉ, à la suite de sa dissolution, a fait don de son actif à l'association Notre-Dame de Rigny. Ce généreux geste est la première manifestation concrète de l'intérêt d'un groupe d'habitants de la commune pour la sauvegarde de leur ancienne église paroissiale.

 

LA FONDATION VMF – 93, rue de l’Université – 75007 PARIS  

Tél. 01 40 62 61 81 – www.fondationvmf.org

a récompensé nos efforts en 2012 par l’attribution d’une aide de 25 000 € qui a contribué largement au démarrage des travaux réalisés ces dernières années.

 

Des dons défiscalisés de particuliers peuvent être faits en ligne ou par chèque (*) adressé à l’association reconnue d’utilité publique :

 

LA SAUVEGARDE DE L’ART FRANÇAIS – 22, rue de Douai –75009 PARIS

Tél. 01 48 74 49 82 – www.sauvegardeartfrancais.fr

Une souscription y est actuellement ouverte à notre profit.

Un reçu fiscal est adressé directement par La Sauvegarde de l’Art Français aux donateurs.

 

LA FONDATION DU PATRIMOINE

La souscription ouverte en 2010 a été soldée en 2014 : 8 000 € recueillis en 4 ans.

 

Tous les ans, de fidèles amis ne manquent pas de nous offrir leur aide :

- en devenant membres sympathisants de l’association 

  (20 € pour une personne seule – 30 € pour un couple). 

- par leurs dons (de 100 à 500, 1 000, 6 000, 8 000, 10 000 €).

 

Nous les remercions chaleureusement de participer de façon aussi concrète à nos efforts de restauration.